
Chacun donne son sens au monde, le mien est de coudre le temps pour peut-être y changer un morceau de réel.
Un cœur madeleine
Encres sur papier - H 65 x L 45cm
Photo portrait : Oreille - Photographie argentique
Chacun donne son sens au monde, le mien est de coudre le temps pour peut-être y changer un morceau de réel.
Chacun donne son sens au monde, le mien est de coudre le temps pour peut-être y changer un morceau de réel.
J’ai entrepris ainsi, de recréer toutes les définitions du dictionnaire et d’écrire une encyclopédie en lien avec mon travail plastique : installations, peintures, dessins, gravures, sculptures, vidéos, cinéma, concerts, performances…
Le Wikipéchoux ressemble à une sorte de temps écrasé où chaque entrée (mot, expression, carte, proverbe,...) est comme un kilomètre parcouru sur les chemins de ronde de la terre.
Ainsi, un tour du monde de plusieurs milliers de kilomètres compose ces petites mémoires de la vie.
L’encyclopédie « Géographie d’un Multivers » est une sorte de couteau suisse de la vie : la grande lame tranche le quotidien, la petite coupe l’horizon, l’ouvre-boîtes m’aide à m’en sortir, le tire bouchon m’extrait du temps, le poinçon alésoir m’assiste dans la confection de mon trou, le décapsuleur éclaire mon bocal avec un maximum de lumière en un minimum d’espace, la pincette tire ma minuscule épingle de ce grand jeu qu’est la vie, et le cure dents se réserve pour le meilleur et pour l’avenir.
A la question fréquemment posée : « Qu’emporteriez-vous sur une île déserte ? » on répond souvent, un dictionnaire. Et qu’est-ce qu’un dictionnaire finalement sinon la mémoire de la langue.
Écrire une encyclopédie c’est peut-être pour ne pas perdre sa mémoire et ainsi permettre de voir l’univers sous un autre aspect, celui d’un multivers.

Chacun donne son sens au monde, le mien est de coudre le temps pour peut-être y changer un morceau de réel.




















