
C’est bien la fragilité et la solitude de l’homme que je cherche à rendre sensibles.
New York
Huile sur toile - H 54 x L 65 cm
C’est bien la fragilité et la solitude de l’homme que je cherche à rendre sensibles.
La plupart du temps, je travaille au couteau. Je progresse par couches successives, en jouant sur les superpositions et les transparences jusqu’à atteindre la vibration désirée. Ainsi, la couleur inscrit sa propre histoire sur la toile, sa densité, le ton juste désiré.Dans des toiles plus récentes, je me suis inspiré de bateaux, paquebots ou cargos au long cours, masses solitaires et énigmatiques, parfois sur la voie proche de l’abstraction. Depuis peu, je consacre mes recherches aux paysages urbains, conglomérats géométriques déshumanisés dans lesquels la lumière inscrit des parcours labyrinthiques. Face au trop-plein étouffant de la ville comme dans la masse insondable de la mer, c’est bien la fragilité et la solitude de l’homme que je cherche à rendre sensibles : celui-ci est invoqué alors en contrepoint, sous la forme d’une silhouette minuscule et fragile, d’une lumière falote, d’un quai désert, d’une balustrade brisée, d’une absence, autant d’interrogations inquiètes sur la vacuité de nos vies.

C’est bien la fragilité et la solitude de l’homme que je cherche à rendre sensibles.


